Non loin de la frontière thaïlandaise, au sud du Laos, se trouve Pakse, la capitale et la ville la plus peuplée de la province de Champassak. Elle est à la confluence des fleuves Mekong et Se Don, et faisait autrefois partie du grand empire khmer d’Angkor. Aujourd’hui, Pakse conserve les vestiges architecturaux de l’époque coloniale française, et tend à prendre de l’ampleur sur la scène touristique. En effet, sa proximité avec la Thaïlande et le Vietnam en fait une étape agréable lors d’un voyage. Mais c’est aussi le lieu idéal pour se poser et visiter la province de Champassak, qui a de nombreuses activités intéressantes à offrir, la première en tête de liste étant sûrement le site archéologique de Vat Phou.

La région de Pakse
Le site de Vat Phou est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est souvent qualifié d’« Angkor du Laos », et faisait effectivement partie du grand empire khmer, tout comme le reste de la province de Champassak. Vat Phou fut d’ailleurs érigé par Suryavarman II, le constructeur d’Angkor Vat, au 12e siècle. Il constitue la vision hindoue de la relation entre nature et humanité, et comprend notamment un Palais des Hommes et un Palais des Femmes. Le site a été en partie établi sur la montagne Phu Kao.
Champassak est une petite ville provinciale située à 35 kilomètres de Pakse. Elle s’est développée autour d’une avenue principale parallèle à la rivière. Les activités ne sont pas nombreuses à Champassak mais c’est un endroit calme et tranquille où recharger ses batteries. L’architecture conserve des traces de la colonisation française et l’ambiance est assez détendue pour apprécier une promenade en vélo ou en tuk-tuk. Le site de Vat Phou se trouve non loin de là, à seulement 8 kilomètres. La réserve nationale de Xe Pian se situe elle aussi proche de Champassak.
À la frontière du Cambodge, le Mekong prend la forme de rapides parsemées d’une foultitude d’îles et îlots, qui ont donné leur nom à l’endroit, Si Phan Don, qui signifie « 4 000 îles ». C’est en raison de cette zone impraticable par les bateaux que le Mekong n’est pas navigable depuis la Chine. Les Français y avaient d’ailleurs construit le premier chemin de fer du Laos pour pouvoir transporter des biens d’un bout à l’autre de Si Phan Don. La nature est ici maîtresse en sa demeure et l’archipel fluvial déploie des trésors de beauté. Une population de dauphins Irrawaddy, espèce menacée d’extinction, y vit.
Le plateau des Bolovens se situe au nord-est de la province de Champassak. Peu touristique, il est connu pour son climat tempéré, son sol fertile et ses superbes chutes d’eau. On y cultive du café arabica et robusta très réputé dans le pays, mais aussi des fruits, de la cardamome et du rotin. Les cascades se déploient partout sur le plateau, mais l’ensemble le plus impressionnant demeure sans doute Tad Lo, qui est en fait constitué de trois séries de cascades. En outre, Bolovens s’écrit également Bolavens et signifie « maison des Lavens », un groupe ethnique minoritaire habitant la région.
Savannakhet, souvent surnommé « Savan », est le nom d’une province et de sa capitale, non loin de la région de Pakse. La ville tend à prendre de l’importance en termes de tourisme grâce notamment à l’ouverture en 2007 du Pont de l’amitié lao-thaïlandaise 2 qui relie la ville à Mukdahan de l’autre côté du Mekong. Plus particulièrement, l’écotourisme se développe grâce à la proximité de trois zones nationales de conservation de la biodiversité. La ville de Savannakhet se distingue quant à elle par son quartier historique et ses anciennes maisons coloniales.
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