Visiter Hoi An ressemble à une excursion dans le passé, tellement la ville a su préserver son charme d’antan : de pittoresques maisons en bois, des pêcheurs lançant leurs filets dans la rivière, ou la lueur d’une lanterne derrière une fenêtre… Le temps s’est comme arrêté pour Hoi An et sa vieille ville, inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999.

Hoi An
Douce et charmante, Hoi An est une petite ville anciennement réputée pour le commerce de la soie. Aujourd’hui connue pour ses tailleurs sur mesure, son architecture typique et son tourisme, Hoi An a tout de même su conserver ses atouts. Musée vivant, vous apprécierez le charme des promenades à vélo ou à pied dans la vieille ville.
Le pont japonais est issu d’une légende. Au 16e siècle, un gigantesque animal dont la tête se trouvait en Inde, la queue au Japon et le corps au Vietnam provoquait nombre de catastrophes. Pour éviter les drames, les citadins construisirent un pont sur le talon d’Achille de l’animal afin de l’anéantir. Un pagodon fut créé en sa mémoire. De manière plus réaliste, le pont fut construit par des japonais pour faciliter le transport entre les quartiers chinois et japonais, très commerçants à l’époque, .
La fabrication de lanternes en soie est un métier en plein essor. Vous assisterez aux différentes étapes de la confection de ces lanternes, symbole de la petite ville de Hoi An. C’est une balade agréable à faire seul ou en famille, où les enfants peuvent fabriquer leur propre lanterne. Découvrez la fête de la mi-automne, 14e soir du calendrier lunaire où les néons blancs font placent aux lanternes multicolores, jolie prestation dans une atmosphère intemporelle.
Les vestiges de My Son représentent une ruine hindouïste du royaume Champa où 78 édifices ont été détruits, principalement par la guerre. Vous pourrez en visiter une vingtaine mais les trois principaux suffiront à combler votre journée. Site inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO dont la nature luxuriante, les montagnes et l’eau translucide vous embarqueront dans une ambiance mystérieuse.
Le parc naturel des îles de Cham est une zone protégée et abrite sept îles et îlots. Montagne dans la mer, forêt tropicale, plages désertes, vous pourrez visiter des pagodes, découvrir des plages sauvages, rencontrer des pêcheurs dans leur village flottant et surtout faire de la plongée ou simplement du snorkeling (masque et tuba). Réputé pour être l’un des plus beaux sites de plongée du Vietnam, vous y trouverez des espèces de coraux, poissons, homards et mollusques.
Histoire de la ville
Située dans la province de Quang Nam, la ville était autrefois appelée Faifo, ce qui signifie « marchands de bord de mer », car elle était le noyau des échanges commerciaux avec le reste de l’Asie au 15e siècle. Elle prospéra longtemps, des navires asiatiques y mouillant chaque jour, puis au 17e siècle, les premiers Européens (Hollandais et Portugais) y firent leur apparition. Après la révolte des Tay Son, les Chinois furent les seuls à reconstruire leur quartier, contrairement aux Japonais. Cela explique pourquoi, aujourd’hui, il est possible de voir des demeures et pagodes de style chinois, mais que le seul vestige japonais soit un pont couvert, se trouvant dans la vieille ville. Les activités du port baissèrent peu à peu, au profit de celui de Da Nang, qui prospéra de plus en plus. La ville fut ensuite épargnée par les guerres du Vietnam.

La ville des lanternes

Hoi An fut inscrite à l’UNESCO en 1999, étant un ancien port marchand traditionnel exceptionnellement bien conservé, où l’on peut voir encore aujourd’hui le mélange de cultures qui y passèrent.
Surnommée la Ville des lanternes, déambuler dans ses quartiers permet de mieux profiter des centaines de lampions colorés suspendus un peu partout, qui se reflètent dans la rivière Hoài et créent une ambiance tamisée. Lors de la 14e nuit de chaque mois lunaire, l’électricité se coupe au profit des milliers de lanternes dont s’orne la ville pour honorer les ancêtres. Vous pouvez acheter votre propre lanterne en papier avec une bougie à l’intérieur pour 5 000 dongs, et la déposer sur la rivière, ou en acheter une vraie sur le marché aux lanternes.
Le lieu à visiter par excellence dans Hoi An est sa vieille ville, totalement préservée, et à l’abri des klaxons et des moteurs (les véhicules motorisés n’ont pas le droit d’y accéder). Elle rassemble près d’un millier de monuments historiques, comme des temples bouddhistes, pagodes, anciennes maisons chinoises, tombes et autres, ainsi que le fameux pont-pagode japonais Lai Ven Kieu, reconnaissable à la statue de singe et de chien qui le protègent (sa construction commença en 1593, année du singe, et se termina en 1595, année du chien). Le but était de rallier le quartier japonais au quartier chinois pour faciliter les échanges commerciaux. Le dessin de ce pont est présent sur les billets de 20 000 dongs.
Près de la rivière, vous pouvez admirer des pêcheurs à l’œuvre, lançant leurs filets, à bord de petites barques, sampans ou jonques. Il est possible de faire un tour sur la rivière. La ville est aussi connue pour son artisanat, en particulier la fabrication de vêtements et de chaussures sur mesure, ses tailleurs étant réputés pour leur minutie et leur rapidité au travail.
Pour ceux voulant se rafraîchir un peu, ou changer de paysage, à 5 km de Hoi An se trouve la longue plage au sable fin de Cua Dai où vous pouvez tranquillement boire dans une noix de coco au bord de l’eau. À 1 heure de route se trouve My Son, berceau de la civilisation Cham, et site classé lui aussi à l’UNESCO pour ses temples en ruines dédiés à des divinités hindous, qui font de ce sanctuaire un ensemble architecturalement remarquable.
Spécialités culinaires
Ne manquez pas de goûter au typique cao lau, délicieuse spécialité de Hoi An à base de nouilles, de porc, d’herbes aromatiques, de menthe, de soja et de crackers, le tout servi dans un bouillon fumant. Ses origines sont incertaines, car le plat aurait subi l’influence des différentes nationalités passées à Hoi An (chinois, japonais, français…).
Il est impossible de trouver un authentique cao lau ailleurs au Vietnam, car sa particularité réside dans l’eau utilisée pour la préparation des pâtes, qui vient du puits de Bale dans Hoi An, dans la rue Phan Chau Trinh. L’eau est mélangée à de la cendre d’arbres, ce qui donne un goût parfumé, et une couleur et texture spéciale aux pâtes (plus proches des spaghettis que des pates cuisinées dans le pho, plat national vietnamien).
Goûter un cao lau au bord de la rivière, dans un décor traditionnel éclairé de lanternes, vous laissera un doux souvenir de votre venue à Hoi An.

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